La Table d’Hugo Desnoyer: viandes de quartier

Cette table s’inscrit dans le registre des tables bouchères ou plutôt des boucheries-tables comme dans le 6ème arrondissement de Marseille au 10, rue de Village chez Alain Langianni, Le Boucher, ouvert pour la partie table de race Aubrac en 1999 et repris depuis. Il est d’ailleurs cité dans ce livre écrit par un américain installé en Provence.

Vinrent ensuite des fines lames et pas des seconds couteaux. Ouverte en 2013, la table d’Hugo Desnoyer s’ajoute à celle de Christophe Dru, installé en 2012, formé dans la boucherie paternelle aux Lilas. Des propositions sans concessions sur la qualité, un groin de folie sans courber l’échine.

On entame avec une assiette gironde à partager d’un somptueux pata negra, jambon bellota 100% de race ibérique. Porc royal !

Table d'Hugo Desnoyer, pata negra

Mon tartare de veau est en préparation…

Table d'Hugo Desnoyer, préparation tartare de veau

Table d'Hugo Desnoyer, tartare de veau

Table d'Hugo Desnoyer, financier framboise

Table d'Hugo Desnoyer, paroisse Notre Dame de l’Assomption, coupole

Table d'Hugo Desnoyer, paroisse de Notre Dame de l’Assomption, vierge au foulard bleu

La visite d’une boucherie-restaurant peut parfois être emprunte d’une émotion particulière. Comme ce charmant couple franco-américain dont le monsieur parti prendre l’air avec son bébé juste avant que leur plats n’arrivent. Devant l’appétence suscitée par l’assiette la jeune femme détaille un beau morceau à fibre longue. Soudain, elle se lève non pour partager son enthousiasme mais parce que l’air n’arrive plus à lui parvenir. Elle s’étouffe. L’efficace réaction de la personne du service transforme ce sauvetage en souvenir, effrayant mais soulagé.

Penser à garnir son portefeuille avant d’y prendre un déjeuner. Récupérer sur un budget malbouffe du ménage.

En sortant sur la gauche à 100 m on se retrouve dans la paroisse de Notre Dame de l’Assomption.

Assiette de pata negra à partager 30 €

Tartare de veau au couteau 28 €

La table d’Hugo Desnoyer
28, rue du docteur Blanche
75016 Paris

01 46 47 83 00

MétroLigne 9 Jasmin (Pearl Jasmin)

www.hugodesnoyer.com/boutique-rue-du-docteur-blanche


La Tavola della Pappa: Villa9trois

Villa9trois, daube de paleron de Salers

Cinquième étape de la Tavola della Pappa avec une table canaille des faubourgs.

On entame la soirée avec un apéro made in Domfront en poiré au parc des Guilands à Montreuil-Bagnolet.

Villa9trois, apéro au parc des Guilands

On commence par découvrir les pots de cochon de Stéphane Reynaud qui nous offre une entrée en matière camarade. Le chef nous met dans l’ambiance. La langue bien pendue le bonhomme. Franco de porc.

Go for ripaille !

Gravlax de saumon, oeuf de saumon, sweet concombre pour démarrer. Suit des filets de lisettes, panais, condiment cacahuètes ou une daube de paleron de Salers, 72 h de cuisson (première photo), échalotes ou encore ce kefta d’agneau, polenta au Beaufort.

Villa9trois, Kefta d'agneau, polenta au Beaufort

Merveilleuse croustade aux pommes.

Villa9trois, croustade aux pommes

La danseuse au vieux cognac fait son entrée…

Villa9trois, La danseuse au vieux cognac

 

Le graal.

Un livre pas désagréable du tout. L’art du cochon.

Maison de plaisirs.

Villa9trois, la Tavola della Pappa

La meilleure réplique dialoguée par Michel Audiard apportée par les convives fût celle de Bruno:

« On courtise, on séduit, on enlève… et en cas d’urgence on épouse », Les Barbouzes, 1964.

Pour garder les répliques culinaires d’Audiard dans la tête.

Menu 39 €

Remerciements: Elvis.

Tous les jours sauf dimanche soir.

Villa9trois
28, rue Colbert
93100 Montreuil

MétroLigne 9 Croix-de-Chavaux (Cracha dix vœux)

www.villa9trois.com


Antithèses IV

On est d’accord, chaque année ne ressemble à aucune autre. En ce jour de printemps et d’anniversaire pour ce blog, c’est toujours un peu le temps du bilan. Celle qui vient de s’achever pour Evviva la Pappa ! m’aura vu impliqué, dans une chronique chez les ritals de Cappucino sur radio Aligre, la rédaction d’une revue de table, SUGOnews, et un projet d’accordéon. Le fil du parcours est passé par une rencontre avec le réalisateur italien Marco Bellochio, la Tavola della Pappa, qui poursuit son office avec un dîner clandestin chez Cédric Casanova et une soirée bien jactée, chez Stéphane Reynaud à la Villa9trois à Montreuil…

Sacrons et consacrons le printemps.

Ma quando spunta l’erba, la mando a pascolar… Quand l’herbe pousse, je l’envoie paître… vieille chanson istrienne.

Merci toujours, et voici quelques nouvelles antithèses… Viva (Pancho) Villa !

N’importe qui ou quelqu’un
Chanel ou Schiaparelli
Paraître ou disparaître
Versace ou Armani

Large mesure ou grande largeur
Ordre dispersé ou bordel organisé
Romaine ou napolitaine
Divers ou divisé

Turin ou Milan
Martini ou Campari
Juve ou Inter
Piémont ou Lombardie

Saumure ou sirop
Manu le Malin ou menu malin
Gran turismo ou agriturismo
Contraint ou serein

Picasso ou Picabia
Réussite ou accomplissement
Lâcher prise ou contrôle
Génie ou talent

Bal royal ou bal populaire
Musique de suzerain ou musique de vassal
Folklore à l’ambassade ou baroque au bas mot
Air savant ou air rural

Œuvre savante ou chansonnette
Opéra bouffe ou chansons d’osteria
Sachant ou autodidacte
Callas des coiffeurs ou chanteur de pizzeria

Bazar ou culture
Taiseux ou volubile
Ce débat-là ou ce déballage
Trashville ou Belleville

Jungle ou zoo
Croyance ou vulgarité
Patrone des Femen ou patrone du FN
Fleuri ou fané

Attiser la haine ou prêcher l’amour
Attaquer ou encaisser
Faire ou défaire
Vacuité ou vanité

Doute occasionnel ou peur systématique
A tester ou attesté
Les autres ou les semblables
Compâtir ou approuver

Les grands hommes ou les petites femmes
Elitisme ou populisme
Y a qu’à ou faut qu’on
Catastrophisme ou solutionnisme

Idéaux ou idées basses
Ampleur ou repli
Développement ou progrès
Haut débat ou bas-débit

Prédire ou prévoir
Temps assassin ou paradis éternel
Monument ancien ou ruine moderne
Cougar ou jouvencelle

Chute d’eau ou goutte-à-goutte
Terrestre ou céleste
Solaire ou lunaire
Le temps qui passe ou le temps qui reste


LSDM: La véritable pizza napolitaine avec Gennaro Nasti & Gino Sorbillo à La Famiglia Rebellato

LSDM, Gennaro Nasti & Gino Sorbillo

Le consortium de la Mozzarella di Bufala Campana DOP, a fait étape à Paris durant trois jours  à la découverte de ce merveilleux filé qu’est la mozzarella de bufflonne. Cet événement s’inscrit dans Le Strade Della Mozzarella, les Routes de la mozzarella, une opération internationale itinérante.

Pour cette thématique sur la pizzeria napolitaine, c’est Gino Sorbillo (micro) et Gennaro Nasti, deux éminents pizzaioli napolitains qui ont officié au four de la Famiglia Rebellato sous le haut patronage de Stefano Palombari du site Italie à Paris.

Un petit rappel sur la méthodologie de la fabrication de la pâte à pizza par nos deux chefs. C’est plutôt dans l’eau qu’on rajoute la farine et non l’inverse comme on fait habituellement. Elle nécessite un taux d’humidité de 60 % et un repos de 24, 48 ou 72h.

Nos deux pizzaioli utilisent les tomates de Campanie Pomodoro San Marzano dell’Agro Sarnese-Nocerino AOP. Ils participent à des événements à 4, 8, 16, ou 20 mains… Bellississessima !

LSDM, Gennaro Nasti & Gino Sorbillo 002

Luciano Pignataro, critique gastronomique au quotidien napolitain, Il Mattino, ainsi que blogueur vinicole a apporté des précisions sur le disque campanais.

Il existe deux types de pizza napolitaine:

La marinara faite de farine, d’huile olive, de coulis de tomate et d’origan (inconnue en France).

La margherita avec en plus le latticino, un laitage ou une mozzarella.

La pâte doit avoir une belle élasticité et tous les ingrédients doivent être fondus. La pizza s’inscrit dans la tradition du cibo di strada, la nourriture de rue. Elle est conçue pour être consommer rapidement. Depuis une quinzaine d’années, les farines ont évolué et sont de meilleure qualité.

Aux alentours de 1840, avant l’Unità italienne, on comptait à Naples 3000 pizzerias à four à bois.

C’est dans le centre historique de Naples qu’on trouve les pizzas les plus authentiques. Les pizzas a ruota di carro, roue de carosse, sont les plus grandes. On les retrouve vers la via dei Tribunali.

Chiaia et il Vomero, les quartiers des signori, plus bourgeois, abritent des fabrications de pizzas à plus petite taille.

La nouvelle vague de pizzaiolos utilisent des ingrédients de meilleure qualité, comme les tomates, la farine, la mozzarella, ainsi que l’olio di semi, l’huile de tournesol (auparavant on utilisait le strutto, le saindoux, à savoir la graisse de porc).

Silvia & Alberta Mandara, troisième génération de producteur de mozzarella à Caserta nous présente une bufala aux arômes de champignons à consommer dans les 5 à 6 jours de la production.

L’Antico Frantoio Muraglia arrive depuis cinq générations avec le produit de 10 000 arbres qui vont de 4 à 450 ans. 100 kg d’olives donnent 5 litres d’huile. L’exportation représente 90 % de la production.

La présentation s’articule autour de deux types d’olive du moulin:

Peranzana, d’origine française depuis deux siècles, elle possède un fort fruité aux arômes d’artichaud.

Corratina, une olive au goût de piment, pressée sans noyau .

En dessert, un gelato au lait de bufflone par Marco Di Martino qui officie par ailleurs au Jules Vernes – Alain Ducasse sur la tour Eiffel. C’est une torta caprese, un gâteau de Capri au chocolat et amandes, avec crème et glace au lait de bufflone campanaise.

Remerciements: Stefano.

www.rebellato.fr

www.mozzarelladop.it

www.frantoiomuraglia.it

www.mozzarellamandara.com

www.lsdm.it/2015/11/30/lsdm-parigi-3-5-dicembre-2015


Club Crillo à l’ambassade du Brésil, lundi 2 novembre 2015

Le Club Criollo a organisé une dégustation à l’ambassade du Brésil, de chocolats des Etats de Bahia et Pará: Cacauway, Costanegro, Mendoa, Chor, De Mendes, Sagarana, Åkesson’s. Une véritable sinfonia. On rencontrait également le boulanger parisien et boulonnais, Frédéric Lalos du Quartier du Pain et le producteur de Galabé, Payet & Rivière, un pain de sucre de canne brut à râper très parfumé, cultivé sur le terroir volcanique de la Réunion.

Tout un programme qui réchauffe le coeur comme l’accordéon ou le vin…

La dégustation du Chor 70 % Forastero révèle une très forte personnalité,  charpenté et nature. Grand cru !

Club Crillo, amuse-bouches foie gras-chocolat

Club Crillo, Ambassade du Brésil, salle de réception

Les bouchées auvergnate au cacao, des petits pains aux chocolat de Frédéric Lalos du Quartier du Pain. On en est tout chocolat !

Club Crillo, pain au chocolat, Frédéric Lalos

Le savoir-faire d’un meilleur ouvrier de France, toujours Frédéric Lalos.

Club Crillo, les pains de Frédéric Lalos

Club Crillo, Ambassade du Brésil, entrée

L’ancien Hôtel de La Ferronnays, acquisition de l’ambassade du Brésil depuis 1971.

Club Crillo, Ambassade du Brésil, vue depuis l'escalier

chorchocolate.com

www.payetriviere.fr

www.demendes.com

www.clubcriollo.com

costanegrochocolates.com

www.lequartierdupain.com

www.akessons-organic.com

 

Remerciements: Domenico, Guilherme, Mariane.


Lancement du livre Biérographie au Triangle: les nouveaux visages de la Bière Française

Il était une fois trois filles intelligentes qui avaient décidé de s’engager dans la monde brassicole. Une biérologue (à droite) qui anime des conférences et des ateliers dégustations, une journaliste (au centre) qui officie dans la presse, la radio et l’édition et une graphiste et illustratrice. Elles avaient pour ambition d’assécher les aprioris sur la bière, distillant leur catéchisme pour comprendre, déguster et chopiner, s’éloignant des standards industriels formatés. Et ce sont vraiment, de drôles de dames !

Biérographie, les auteures

La bière est la plus ancienne boisson  fermentée de l’humanité. Les premières traces remontent à 10 000 avant JC avec l’apparition de l’orge sauvage au Proche-Orient. Mille milliards de litres de bières sont écoulés chaque année aujourd’hui.

Pensez-vous avoir goûté à une excellente bière au moins une fois dans votre vie ? Tout est question d’éducation comme on dit et bien souvent la satisfaction d’un plaisir gourmand n’amène pas toujours à une démarche raisonnée ou du moins à un seuil qualitatif minimal. Voilà pourquoi l’ouvrage Biérographie nous explique par le menu illustré et argumenté que:

La bière se déguste comme un vin.

La bière possède un intérêt nutritionnel.

La bière est deux fois moins calorique que le vin et quatre fois moins que le porto.

Le système du bide à bière est enfin élucidé.

L’amertume est une saveur subtile et complexe qui doit être appréhendée par palier.

Les bières blondes ont une palette aromatique infinie et non formatée.

L’eau constitue 90 à 95% d’une bière. Sa composition minérale est une élément essentiel du goût des bières.

Du végétal et de l’animal permettent de donner à la bière des arômes variés.

Les styles de bières se répertorient en fonction de la couleur, du degré d’alcool de l’amertume.

Les cinq couleurs générales sont: blanche, dorée, ambrée, brune, noire. Elles recouvrent plus de 50 nuances répertoriées selon une échelle européenne ou américaine précise.

La mousse fait l’objet de goût, d’observation particulière par sa couleur, sa consistance, son épaisseur.

La bière servie à la pression requiert un tour de main. Il existe de nombreuses alternatives à ce conditionnement.

Il existe 6 types de verres pour étancher la soif de bières: calice, ballon, tulipe, flûte, à Weizen et les chopes.

La bière s’accorde de manière exceptionnelle avec des mets et des préparations notamment les fromages et les chocolats.

Les bières se combinent avec une multitude de plats. On peut accorder un menu en démarrant par des bières douces et en terminant par des bières plus intenses.

La bière est un ingrédient sous-utilisée complexe qui enrichit le résultat gastronomique.

En 1980, il ne restait que 35 brasseries en France.

La France est un pays de bières. Elle compte plus de 700 brasseurs locaux dont une centaine de brasseuses.

Biérographie, le Triangle, cuves

Seules 11 bières ont le label Authentic Trappist Product et seules celles avec la mention Bière belge d’Abbaye reconnue ont ce logo et cette protection, beaucoup d’autres ne sont pas produites dans les murs de l’abbaye.

Les bières telles que nous les connaissons sont nées en Grande-Bretagne, Irlande, Belgique et Allemagne.

La pinte la moins chère se trouve en Ukraine et au Vietnam et coûte 54 centimes d’euros. La bière la plus chère s’est vendue en Australie à 1330 € les 50 cl fabriquée à partie de l’eau de l’Antarctique.

Ce sont les grands groupes industriels qui se partagent l’essentielle de la consommation.

Je n’aime que cette bière connue, quelles autres bières serai-je susceptible d’aimer ?

La pils est la bière la plus importante de l’histoire de la bière. C’est une blonde à fermentation basse entre 5 et 14° pendant 5 à 14 jours avec une longue garde.

Un lambic est une bière sauvage à fermentation spontanée comme la gueuze, le Faro ou la Kriek.

La triple contient trois fois plus d’alcool et ne doit pas désigner pas trois fermentations.

Une bière de soif sera perçue plus désaltérante en bouteille (avec la dernière fermentation embouteillée) et aura plus de chance d’être jeune et fraîche.

En 40 avant JC dans les tabernae romaines, on vend du vin aux légionnaires mais aussi de la ale aux locaux.

Cléopâtre prenait des bains de bières favorisant la lutte contre les problèmes de peau ou l’anémie.

Pasteur démontre la nature vivante de la levure et préconise des levains purs. Les levures mangent les sucres et fabriquent du CO2.

Biérographie, le Triangle, façade

www.triangleparis.com

www.hachette-pratique.com/bierographie-9782013962667

Et toujours:

www.editionsdelamartiniere.fr/ouvrage/bieres-lecons-de-degustation/9782732466408

www.hachette-pratique.com/guide-hachette-des-bieres-9782012314849

Et aussi:

www.tana.fr/ouvrage/la-fine-mousse-le-meilleur-de-la-biere-artisanale/9791030100693


Marco Bellocchio: dolce vista



Versione italiana più giù

Marco Bellocchio est venu à Paris présenter son vingt-quatrième film, Sangue del mio sangue. L’histoire au XVIIème siècle, à Bobbio en Italie, d’un homme d’armes venu réhabiliter la mémoire de son frère prêtre séduit par une nonne accusée de sorcellerie. Une référence à l’histoire de la nonne de Monza. A rapprocher de ce mot de Balzac: L’Italie, ce pays où la religion est une débauche et la débauche une religion.

50 ans de carrière. Un parcours témoin d’un certain cinéma italien. Un des derniers grands. Une formation solide, chaque sujet doit permettre de s’élever. Un (beau) regard sur l’italianité par un réalisateur ni sourd ni aveugle aux injonctions de l’air du temps, toujours au contact du pouls de la société transalpine. Bellochio fait du cinéma, cet empire de l’éphémère, ce mentir vrai, peut-être avec l’esprit du peuple culturel. Il organise depuis 19 ans en août le Bobbio Film Festival dans sa ville d’origine en Emilie-Romagne dans la province de Piacenza où il anime des ateliers de cinéma. Somptueuse expo photos sur la carrière de Claudia Cardinale en 2014. Projection du film Mia madre de Nanni Moretti en 2015.

Marco Bellocchio è venuto a Parigi per presentare il suo ventiquattresimo film, Sangue del mio sangue. La storia nel XVII secolo, a Bobbio in Emilia, di un uomo di armi venuto a riabilitare la memoria di suo fratello prete sedotto da una monaca accusata di stregoneria dalla chiesa. Un riferimento alla storia della nonna di Monza. Da avvicinare alla parola di Balzac: l’Italia, questo paese in cui la religione è una dissolutezza e la dissolutezza una religione.

50 anni di carriera. Un percorso testimone di un certo cinema italiano. Uno dei ultimi grandi. Una solida formazione, ogni soggetto deve permettere di innalzarsi. Un occhio su l’italianità da un direttore, né sordo né cieco alle ingiunzioni del mondo, sempre in contatto con il polso della società italiana. Bellocchio fa cinema, questo impero dell’effimero, questa bugia vera, forse con lo spirito del popolo culturale. Ha organizzato per 19 anni nel mese di agosto il Bobbio Film Festival nella sua città di origine, dove anima corsi in regia cinematografica. Mostra fotografica sontuosa sulla carriera di Claudia Cardinale nel 2014. Proiezione del film di Nanni Moretti, Mia madre nel 2015.

Survol filmographique.

Les poings dans les poches (1965), tourné dans la villa familiale à Bobbio et sur les contreforts de San Salvatore. Un film-manifeste, fractal tellurique, âpre et compulsif, annonciateur des remous sociaux de 68 avec Prima della revoluzione de Bernardo Bertolucci sur la haute bourgeoisie de Parme. Clin d’oeil du 7ème Art, ce film jumeau réédité en DVD  également ce 7 octobre 2015. Plus Free Cinema de conscience sociale que Nouvelle Vague. Un cinéma de la prose a déclaré Pier Paolo Pasolini. Ironie de l’histoire, il fût désapprouvé à sa sortie par Luis Buñuel et Michelangelo Antonioni, deux de ses idoles. Un chef d’oeuvre dès sa première réalisation considéré par les cinéphiles comme l’un des films les plus importants de l’histoire du cinéma.

Sorvolo filmografico.

I pugni in tasca (1965), girato nella villa famigliare a Bobbio e ai scogli di San Salvatore. Un film-manifesto, frattale tellurico, ruvido e compulsivo, annunciatore degli disordini sociali del 68 con Prima della revoluzione di Bernardo Bertolucci sull’alta borghesia parmese. Occhiolino del cinema, questo film gemello ripreso in DVD in Francia anche lui questo 7 ottobre 2015. Più Free Cinema di consapevolezza sociale che Nouvelle Vague del cinema francese. Un cinema di prosa ha dichiarato Pier Paolo Pasolini. Ironia del destino,  è stato disapprovato alla sua uscita da Luis Buñuel e Michelangelo Antonioni, due dei suoi idoli. Un capolavoro già nella sua prima regia considerato dagli appassionati del cinema come uno dei film più importanti della storia del cinema.

Une des plus hypnotique et épurée musiques de film du maestro Morricone pour ce film n’étant pourtant pas un giallo, le thriller psycho-érotique italien.

Uno delle musiche più ipnotica e raffinata del maestro Morricone per questo film niente un giallo, il psycho-thriller erotico.

Viol en première page (1972) avec Gian Maria Volontè et Laura Betti dans la grande période des polars politiques émergeant en Italie à cette période.

Le diable au corps (1986), le plus scandaleux. Tiré du roman de Raymond Radiguet, dont le père Maurice était caricaturiste à l’Assiette au beurre, qui racontait au départ l’histoire d’un amour entre un jeune homme et une femme pendant la première guerre mondiale dont les thèmes très sulfureux furent magistralement abordés par un jeune écrivain de 16 ans. Originaire de Saint-Maur-des-Fossés il était considéré par Jean Cocteau comme le nouveau Rimbaud. Mort à 20 ans de la fièvre tiphoïde après avoir mangé des huîtres à Arcachon, six mois avant que le vaccin américain n’arrive en France. Il fut immédiatement un mythe.

Le sourire de ma mère (2002), dans le top 6 de l’année des Cahiers du Cinéma.

Buongiorno notte (2003), film traitant de la mort d’Aldo Moro, ex-président du conseil des ministres et président du parti Démocratie Chrétienne, assassiné par les Brigades Rouges en 1978.

Vincere (2008), l’histoire du fils caché de Mussolini, révélée en 2005 en Italie, avec les prestations inoubliables de Giovanna Mezzogiorno dans le rôle d’Ida Dalser et Filippo Timi halluciné en Benito Mussolini (également en apparition dans Sangue del mio sangue). Le film aux 10 millions d’€, top 2 de l’année des Cahiers du Cinéma derrière les Herbes folles d’Alain Resnais et devant Inglorious basterds de Quentin Tarentino.

La belle endormie (2012) avec Isabelle Huppert, Alba Rochwacher & Toni Servillo. La vie, la mort, une écriture, un style.

Sbatti i mostro prima pagina (1972) con Gian Maria Volontè e Laura Betti nel grande periodo di thriller politichi emergenti in Italia in quel periodo.

Diavolo in corpo (1986), il più scandaloso. Basato sul romanzo di Raymond Radiguet, il cui padre Maurice era caricaturista nel Assiette au beurre, che raccontava inizialmente la storia di un amore tra un ragazzo e una donna durante la prima guerra mondiale, i cui temi sono stati affrontati magistralmente da un sedicenne scrittore. Un nativo di Saint-Maur-des-Fossés che era considerato da Jean Cocteau come il nuovo Rimbaud. Morto a 20 anni della febre tifoidea dopo avere magiato ostriche in Arcachon, sei mesi prima che il vaccino statunitense arriva in Francia. E diventato subito un mito.

L’ora di religione (2002), tra i primi 6 filmi dell’anno degli Cahiers du Cinéma.

Buongiorno notte (2003), film sulla morte di Aldo Moro, ex presidente del Consiglio dei ministri e presidente del partito Democrazia Cristiana, assassinato dalle Brigate Rosse nel 1978.

Vincere (2008), la storia del figlio nascosto di Mussolini, rivelato in Italia nel 2005, con la memorabile interpretazione di Giovanna Mezzogiorno nel ruolo di Ida Dalser e Filippo Timi allucinato in Benito Mussolini  (anche visto in Sangue del mio sangue). Il film di 10 milioni di €, top 2 dell’anno degli Cahiers du Cinéma dopo Gli amori folli di Alain Resnais e prima di Bastardi senza gloria di Quentin Tarantino.

La bella adormentata (2012) con Isabelle Huppert, Alba Rochwacher e Toni Servillo. La vita, la morte, una scrittura, uno stile.

Version française plus bas.

Evviva la Pappa!: Paese di partenza e quartiere d’infanzia ?

Marco Bellocchio: Io sono nato a Piacenza. Se io devo pensare alla mia infanzia anche all’adolescenza, in fondo, io ho vissuto sempre in una città di provincia a Piacenza, a Bobbio. Ho vissuto molto a Bobbio, tutte le estate ho trascorso a Bobbio. I miei ricordi più vivi sono il paese, il fiume, gli amici, le prime esperienze. Poi dopo mi sono mosso verso Milano, Lodi, dove ho frequentato il liceo nel collegio San Francesco, è poi il grande salto a 19 anni, a Roma. Mi sono mosso anche su Londra, Parigi. Sono più di 50 anni che vivo a Roma, sono romano, mi sono adattato alla città di Roma. Non ho un quartiere, non ho una via che mi è particolarmente caro. Sono i primi ricordi.

Evviva la Pappa!: Village de départ et quartier d’enfance?

Marco Bellocchio: Je suis né à Piacenza. Quand je pense à mon enfance et à l’adolescence, au fond, j’ai toujours vécu dans une ville de province à Piacenza, Bobbio. J’ai passé beaucoup de temps à Bobbio, tout l’été, je passais tous les étés à Bobbio. Mes souvenirs les plus marquants sont la petite ville, la rivière, les amis, les premières expériences. Ensuite, j’ai déménagé à Milan, à Lodi, où j’ai fréquenté les bancs du lycée du Collège Saint-François, et puis le grand saut à 19 ans, à Rome. J’ai même vécu à Londres, à Paris. Voilà plus de 50 ans que je vis à Rome, je suis romain, je me suis adapté à la ville de Rome. Je n’ai pas un quartier, je n’ai pas de rue qui m’est particulièrement chère. Ce sont surtout mes premiers souvenirs.

ELP!: Percorso in 3 punti ?

MB: Il primo è quando dopo il liceo, voglio fare l’attore quindi sono stato primo a Milano, poi ho deciso di spostarmi a Roma al Centro Esperimentale di Cinematografia, prima come attore poi come registu. E un passagio fondamentale. Ero un appassionato spettatore, ho capito come si faceva il cinema.

Il seconda passagio è sicuramente dopo l’esperienza che ho fatto a Londra, di decidere di fare un film. Fare un film significa appunto mettere in condizioni di porterlo fare. Creare una dimenziona anche pratica per poterelo realizzarlo. L’avere essere riuscito a realizzarlo mi ha convinto che quello potrebbe essere il mio lavoro.

Terzo nel mio lavoro ci sono stato delle tape, per esempio Il diavolo nel corpo è stato un film di passagio molto importante come cambiare nel mio modo di fare il cinema. Poi anche passagi personali quando non ero più giovane la nascità di una figlia.

ELP!: Parcours en 3 points?

MB: Le premier point est quand après le lycée, je veux être acteur donc je suis parti en premier à Milan, puis j’ai décidé d’aller à Rome au Centre Expérimental de Cinématographie, d’abord comme comédien, puis comme réalisateur. C’est un passage fondamental. J’étais un spectateur passionné, et j’ai compris comment on faisait un film.

Le second passage est certainement après l’expérience que j’ai eue à Londres, de décider de faire un film. Faire un film signifie précisément se mettre en condition de pouvoir le faire. Créer une dimension y compris pratique afin de pouvoir y arriver. Avoir été en mesure de le réaliser cela m’a convaincu que cela pourrait être mon travail.

Troisièmement dans mon travail, il y a des étapes importantes, comme par exemple, le Diable au corps qui un film très important de transition, qui marqua un changement dans ma façon de faire des films. Il y a aussi des passages personnels quand jétais plus jeune avec la naissance de ma fille.

ELP!: Più grande emozione culinaria ?

MB: Ho sempre mangiato quello che c’era tra l’altro sono accusato della mia moglie di non sapere cucinare per niente. Mi adatto a quello che c’è. Come da buone italiano preferisco le paste !

ELP!: Plus grande émotion culinaire?

MB: J’ai toujours mangé ce qu’il y avait, d’ailleurs mon épouse m’accuse de ne pas savoir cuisiner quoi que ce soit. Je m’adapte à ce qu’il y a. En bon italien je préfère les pâtes !

ELP!: Ristorante preferito ?

MB: Quello che io ricordo, dove ho mangiato più spesso, è il ristorante Il Piacentino a Bobbio (luogo del nostro primo incontro). Dove tra l’altro nel film ci sono due scene. E una cucina bobbiese che io frequento da quando praticamente sono nato, è la cucina che sono più affezzionato.

ELP!: Restaurant préféré?

MB: Ce dont je me souviens, où j’ai mangé le plus souvent, c’est le restaurant Il Piacentino à Bobbio (lieu de notre première rencontre). C’est là où, entre autres choses il y a deux scènes dans le film. C’est une cuisine typique que je fréquente pratiquement depuis que je suis né, c’est la cuisine à laquelle je suis le plus attaché.

ELP!: Con chi condivedere un pasto ?

MB: Con delle persone che mi facciono magiare in allegria, in pace, e in serenità.

ELP!: Avec qui partager un repas?

MB: Avec des gens qui me font manger dans la joie, la paix, et la sérénité.

ELP!: Sangue del mio sangue, che esce su gli schermi francesi questo 7 ottobre, è un film pittorico, naturalista, c’è proprio una premura sul quadro sopratutto nella prima parte ?

MB: Certamente è un film che ha cerchato nelle immagini, ma senza fare nessuna imitazione delle immagine precedenti, a la sua espressività. Chiaramente è un film di parole, pero non è che io ho fatto questo film per affermare degli contenuti, o degli principi. Per esempio nella Bella addormentata c’era veramente anche una mia volontà di difendere una certa posizione. Il padre d’Eluana (Englaro che gli a ispirato questo film in 2002, NDR) che è un amico adesso ho cui una stima incondizionata, quindi, c’èra la volontà anche civile di difendere e di condividere certe celte riguardo al tema della vita e della morte, in un certo senso anche anticattolico, antireligioso.

Qui invece, mi ha appassionato racontare questa storia di questo processo in qui assolutamente non è più importante la denuncia degli abusi della chiesa che ci sono stati, ma la storia di quelle di due fratelli, del amore per questa donna e in qualche modo della loro sconfitta. Da una parte la scelta fragile del primo che si suicida della paura di non sfugire con lei, la seconda è conformistica di difendere un certo potere della chiesa e di obbligare questa donna a sotto metterersi a questo potere. Lei non lo fara mai. Alla fine si vedra che in qualche modo è lei che esce vincitrice da questo confronto, da questo duello. Però non è che io ho pensato di fare questo film per fare delle belle immagine anche se la ricerca sulle immagine, sulle luci, sul contrasto è un elemento essenziale del film.

ELP!: Sang de mon sang, qui sort sur les écrans français ce 7 octobre est un film pictural, naturaliste, une attention particulière est portée au cadre surtout dans la première partie?

MB: C’est certainement un film qui a exploré les images, mais sans faire de l’imitation d’images précédentes, il a sa propre expressivité. C’est clairement un film de dialogues, mais je ne l’ai pas fait pour affirmer des propos, ou des principes. Par exemple, dans la Belle au endormie, j’avais vraiment le désir de défendre une certaine position. Le père d’Eluana (Englaro qui a inspiré dans ce film en 2002, NDR) qui est un ami aujourd’hui pour qui j’ai une estime absolue, de fait il y avait une intention civile de défendre et de partager certains choix realatifs au sujet de la vie et de la mort, dans un sens, y compris anti-catholique, anti-religieux.

Ici, par contre, j’ai passionnément adoré raconte l’histoire de ce procès où c’est moins la plainte des abus de l’Eglise, que l’histoire de ces deux frères, de l’amour pour cette femme et d’une certaine façon de leur défaite. D’une part, le choix fragile du premier qui se suicide de crainte de ne pas pouvoir s’enfuir avec elle, de l’autre, conformiste pour défendre un certain pouvoir de l’Eglise et de contraindre cette femme à s’y soumettre. Elle ne s’y soustraira jamais. Finalement, vous verrez que, à certains égards, elle sort victorieuse de cette confrontation, de ce duel. Mais je n’ai pas pensé faire ce film pour fabriquer une belle photo bien que la recherche sur l’image, les lumières, le contraste est un élément essentiel du film.

ELP!: Invece la seconde parte del film viene in rottura e interroga la società di oggi sempre attraverso questo paese di 4000 anime.

MB: Si, è una società un po particolare, un tipo di società che ormai è al suo tramonto, alla sua fine, rapresentata da uno strano conte, uno specie di vampiro che commanda un commitato potrebo dire politico che in qualche modo simboleggia un certo potere che distribuisce la richezza, ma anche a sottomettre i suoi cittadini attraverso le forme della protezione, la raccomandazione, della corruzione, del assitenza, ed anche di guarantire a chi un certo confort anche un certo benesessere. E però una società che è una parta travolta dalla mondializzazione, dalla globalizzazione.

ELP!: Mais la deuxième partie du film est en rupture et questionne la société d’aujourd’hui toujours via le prisme de cette ville de 4000 âmes.

MB: Oui, c’est une société un peu spéciale, une sorte de société qui est désormais à son crépuscule, à sa fin, elle est représentée par un comte, une sorte vampire, qui dirige un comité politique d’une certaine manière, qui symbolise un certain pouvoir qui distribue la richesse, mais qui soumet les citoyens à travers ses formes de protection, la main-forte, la corruption, l’assistance et de préserver un certain confort et un certain bien-être. C’est par contre une société depassée par la mondialisation, la globalisation.

ELP!: Per dire si allo cinema bisogna dire no a che cosa ?

MB: Chiaramente è anche un epoca di bilancio, ho 50 anni in cinema, non mi posso lamentare, non posso dire ho fatto un vita particolarmente sacrificata, o tanto bene eroica. Ho cercato di difendere le mie idee, le cose in cui credevo di rappresentarle. Naturalmente il nostro mestiere è anche molto di mediazione, cioè di lavorare con quello che sia, quindi di modulare anche la propria fantasia alle possibilità che non abbiamo. Questa libertà in questo film è anche stata possibile perche il film ha avuto un costo piùttosto contenuto.

Chiaro che il cinema ha una complessità. Non è come il poeta che scrive su un pezzo di carta o il pittore. E tutto un lavoro artistico di continui rapporti con gli altri. Gli altri sono delle persone che tutte di volta in volta a coinvolgere, al lavorare con tè, a lavorare un certo modo, a investire, a rischiare è questo anche il bello del cinema. Senza altro per questo, quando ero giovane ho deciso di lasciare la pittura, la poesia per fare il cinema proprio perche è un continuo corpo a corpo con gli essere umani.

ELP!: Pour dire oui au cinéma il faut dire non à quoi ?

MB: C’est clairement une époque de bilan pour moi, j’ai 50 ans de cinéma, je ne peux pas me plaindre, je ne peux pas dire que j’ai particulièrement sacrifié ma vie, ou entrepris quelque chose d’héroïque. J’ai essayé de défendre mes idées, les choses auxquelles je croyais pour les représenter. Bien sûr, notre travail est basé également sur la communication, à savoir de travailler avec ses moyens, afin de moduler aussi notre propre imagination aux possibilités que nous avons. Cette liberté dans ce film était également possible parce que le film avait un coût relativement faible.

De toute évidence, le cinéma entretient une complexité. Ce n’est pas comme le poète qui écrit sur un morceau de papier ou le peintre. C’est un travail artistique de relations suivies avec les autres. Les autres sont tous des gens qui, s’impliquent de temps à autre pour travailler avec toi, de travailler d’une certaine manière, investir, risquer, c’est cela aussi la beauté du cinéma. C’est pour cette raison que quand j’étais jeune, j’ai décidé de quitter la peinture, la poésie pour faire du cinéma précisément parce que c’est un corps-à-corps permanent avec les êtres humains.

ELP!: L’uomo è buono ma il vitello è migliore. Bertolt Brecht. Che li ispira ?

MB: Quello e il materialismo marxista. Giustamente diceva che un uomo primo di tutto deve avere appetibilità verso il cibo, ci deve essere un ugualienza materiale minima per tutti, poi si parlerà di principi superiori.

ELP!: L’homme est bon mais le veau est meilleur. Bertolt Brecht. Ça vous inspire ?
MB: C’est le matérialisme marxiste. Il disait justement qu’un homme doit avoir de l’appétance pour la nourriture, il doit y avoir une égalité minimale pour tous, ensuite on discutera des grands principes.

ELP!: Li piace il mio blog Evviva la Pappa ! ?

MB: Non so se mi piace (ridendo)! Ti faccio tanti auguri !

ELP!: Vous aimez mon blog Evviva la Pappa! ?

MB: Je ne sais pas si je l’aime (rires)! Je te fais tous mes compliments !

www.bobbiofilmfestival.it

www.bellissima-films.com

Remerciements: Viviana, Oriana, Laetitia, Bellissima Films.


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