Tables rondes Retour de l’Italianité, Ground Flore Café & Charolais Club, Ground Control, le jeudi 11 octobre 2018

Ground Flore Café #18, Retour à l'Italianité

Émission sur la web-radio Ground Control, Ground Floor Café #18 sur « Le Retour de l’Italianité », animé par Hugues Robert avec Guillaume Malaurie du Magazine Historia, Patrice Gaspari du magazine La Voce, Fabrice Masera, libraire et joueur d ‘accordéon à 18h…

Au charolais Club du Ground Control, « Le Retour de l’Italianité », animé par Guillaume Malaurie, avec Patrice Gaspari, Fabrice Masera, avec les interventions musicales de Vincent Tondo à 19h…

www.facebook.com/events/1191345007684232

Le spectacle de Alberto Toscano

Le programme complet du festival

www.historia.fr/événement/tous-à-ground-control-paris-pour-fêter-l’Italie

charybde2.wordpress.com

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Cappuccino, Aligre fm, dimanche 2 septembre 2018

Au  programme  dans  Cappuccino sur Aligre fm, l’actualité culturelle italienne avec les 20 ans de la disparition de Nino Ferrer, Genova nel cuore, l’As.Pa.Pi, les italiens de Nogent au village des Associations au Pavillon Baltard le dimanche 9 avril, Jamie Oliver cuisine l’Italie, Caravaggio au musée Jacquemart-André & le DVD Dopo la guerra de Annarita Zambrano… alle 9,30 in diretta, la trasmissione in pigiama del domenica mattina !

http://www.aligre-cappuccino.fr/inv2018.htm

 

EXPO

Caravage à Rome, amis & ennemis, du 21 septembre au 28 janvier 2019

À l’automne 2018, venez découvrir une exposition consacrée à Caravage (1571 – 1610), figure emblématique de la peinture italienne du XVIIe siècle. Pour cet événement unique, 10 chefs-d’oeuvre de Caravage, dont 7 jamais présentés en France, seront réunis pour la première fois dans une exposition et dialogueront avec des oeuvres d’illustres contemporains comme le Cavalier d’Arpin, Orazio Gentileschi ou Giovanni Baglione.

Le Musée est ouvert tous les jours de 10h à 18h. Nocturne le lundi jusqu’à 20h30.
Le Café Jacquemart-André est ouvert du lundi au vendredi de 11h45 à 17h30 et à partir de 11h le week-end. Brunch le dimanche de 11h à 14h30. Ouverture en nocturne tous les lundis jusqu’à 19h (dernière admission 18h30).
La librairie-boutique culturelle est ouverte aux horaires du Musée, y compris le dimanche.

Plein tarif : 15 €

158, boulevard Haussmann

75008 Paris

En métro : Lignes 9 et 13, stations Saint-Augustin, Miromesnil ou Saint-Philippe du Roule

https://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/caravage-rome-amis-ennemis

HOMMAGES

NINO FERRER, le 13 août 1998, 20 ans de sa disparition (en se donnant la mort, deux mois après sa mère…) . Un homme de cultures qui manque terriblement. Un homme libre… Né à Gênes et naturalisé français à 44 ans.

CD

Et toujours en été, best of 3cd, Nino Ferrer, Barclay/Universal music, 15.99 €

LIVRE

« Entre “Mirza”, “Le Téléfon” ou “Le Sud”, Nino Ferrer a illuminé les années soixante en recréant un rhythm’n’blues à la française, puis s’est lancé dans les années soixante-dix dans une musique ambitieuse mélangeant rock progressif et débridé. Cas à part dans l’univers musical français, il est un paradoxe à lui seul : rares sont les artistes à avoir bénéficié toute leur carrière d’une telle notoriété, en ayant connu une aussi longue traversée du désert. Un cas d’école car peu de musiciens de ce calibre ont choisi de bâtir leur carrière en s’exonérant de la charge qui incombe à un artiste populaire. À partir des interviews données par Nino Ferrer, de rencontres avec sa famille et certains témoins essentiels, cet ouvrage retrace le parcours d’un homme libre et replace son œuvre dans la grande histoire de la pop music, au-delà de ses tubes. »

Parution : 23/08/2018, ISBN : 9782360548002, 256 pages (148×210), 20.00 €

https://lemotetlereste.com/musiques/ninoferrer/

Et aussi Kinou cuisine  de Kinou (Jacqueline) Ferrari, la compagne et mère des deux fils de Nino aux éditions la Fanfare.

Tomates, mélisse, sariette, lavande et truffes… Il adorait le risotto à la milanaise, les boulettes, les gnocchis et la sauce all’arrabbiata, foie de veau à la vénitienne, huîtres, lentilles de sa grand-mère… Bananes flambées au chocolat…

144 pages, 20 €

GENOVA nel cuore

http://www.comune.genova.it/content/manifestazione-di-interesse-magliette-genova-nel-cuore

http://www.comune.genova.it/content/attivit%C3%A0-di-volontariato-emergenza-crollo-di-ponte-morandi

DVD

APRES LA GUERRE (DOPO LA GUERRA) un film de Annarita Zambrano, 2017

Romaine et parisienne. En 2013, elle a réalisé pour la Rai et Ciné+ L’Âme noire du Guépard, documentaire sur le chef-d’œuvre de Luchino Visconti.

« Bologne, 2002. Le refus de la loi travail explose dans les universités. L’assassinat d’un juge ouvre des vieilles blessures politiques entre l’Italie et la France. Marco, ex-militant d’extrême gauche, condamné pour meurtre et réfugié en France depuis 20 ans grâce à la Doctrine Mitterrand, est soupçonné d’avoir commandité l’attentat. Le gouvernement italien demande son extradition. Obligé de prendre la fuite avec Viola, sa fille de 16 ans, sa vie bascule à tout jamais, ainsi que celle de sa famille en Italie qui se retrouve à payer pour ses fautes passées. »

Un film qui questionne les soubresauts socio-politiques de la société italienne contemporaine.

Après la guerre, DVD, Pyramide vidéo, sortie le 21 août 2018, 19.99 €

http://distrib.pyramidefilms.com/pyramide-distribution-catalogue/apres-la-guerre-dopo-la-guerra.html

CINEMA

Mostra de Venise

En compétition, du 29 août au 8 septembre 2018 :

Sélection officielle

Suspiria de Lucas Guadagnino, Doubles vies d’Olivier Assayas, The Sisters brothers de Jacques Audiard, LES ESTIVANTS de Valeria Bruni Tedeschi, Interpreti Valeria Bruni Tedeschi, Pierre Arditi, Valeria Golino, Noémie Lvovsky, Yolande Moreau, Laurent Stocker, Riccardo Scamarcio, Bruno Raffaelli, Marisa Borini, Oumy Bruni Garrel, Vincent Perez, Stefano Cassetti, Xavier Beauvois…

Venezia classici

Le Portier de nuit de Liliana Cavani, Il Posto de Ermano Olmi, l’Année dernière à Marienbad de Alain Resnais, Mort à Venise de Luchino Visconti…

http://www.labiennale.org/it/cinema/2018/selezione-ufficiale/venezia-75-concorso


Fine: tranches d’Italie

SAMSUNGUne nouvelle échoppe franco-italienne se pointe rue de Lancry. De somptueuses focaccie moelleuses, salades comme cette artichaut-œuf du mollet laisse-tes-mains-sur-mes-hanches, feuilleté de poivrons comme un caramel fondant, pissaladière d’aujourd’hui, tatin bien tombée dans les pommes… une folle farandole.

Du sérieux, sans fard, ni maquillage. Et pour cause c’est un authentique chef gênois qui a su digéré toutes ses influences, qui s’affaire in cuxìnna !

Cibiamo fine !

Fine
23, rue de Lancry
75010 Paris

metro symbolemetro 5 (Générons qu’abjects)

www.facebook.com/fine75010


Antithèses VI

La première année de ce deuxième quinquennat s’achève pour Evviva la Pappa ! Toujours des bonnes recettes, fondant au chocolat, cocadas, crostate… Une mémorable Fête des Jardins au Parc Floral, avec un cortège d’harmonies de piano à bretelles, un Cappuccino largement culturel sur Aligre fm très régulièrement et une orientation patrimoniale cette année pour différents médias avec Le Panthéon de Paris, le Procope, et le Palais d’Iéna avec compte-rendu dans le blog en bonus !

Pour fêter les six ans d’Evviva la Pappa ! et l’arrivée du printemps, encore et toujours des antithèses pour souligner la polarisation des choses. Cette fois, c’est thème unique Francia-Italie !

Festival de Cannes ou Mostra de Venise
Courchevel ou Cortina
Nouvelle vague ou Comédie italienne
Côte d’Azur ou Riviera

La mode parisienne ou la mode milanaise
JPG ou D&G
Panthéon de Paris ou Panthéon de Rome
Tour Eiffel ou Colisée

France Télévisions ou la Rai
Laure Manaudou ou Federica Pellegrini
Saint-Tropez ou Portofino
La Marseillaise ou Il Canto degli italiani

Louison Bobet ou Gino Bartali
Johnny Hallyday ou Adriano Celentano
Bernard Hinault ou Francesco Mozer
Le Tour ou le Giro

Oignon des Cévennes ou oignon de Tropea
Anne Hidalgo ou Virginia Raggi
Haute gastronomie ou cuisine familiale
Tapie ou Berlusconi

Opera Garnier ou Scala de Milan
Barbara ou Mina
Claude Nougaro ou Paolo Conte
Gus Viseur ou Tony Murena


Les 80 ans du Palais d’Iéna, magazine La Voce n°99, février 2018 & n°100 avril 2018

DSCN6614sProche du somptueux Palais Galliera d’origine italienne, sur la colline des musées de Chaillot, le Palais d’Iéna fête ses 80 ans. Il abrite la troisième chambre constitutionnelle de la République avec à sa tête, Patrick Bernasconi, un trentino-normand au sein d’un sommet d’architecture célébrant les Travaux Publics.

C’est dans le cadre de l’Exposition Internationale des « Arts et des Techniques » que le Palais d’Iéna fut conçu en 1937 pour abriter Le Musée des Travaux Publics (1939/1955). L’exposition, qui s’étend du Trocadéro jusqu’aux Invalides par le Champ de Mars, s’est accompagnée de la création de plusieurs Musées, la plupart sur la Colline de Chaillot. Le Musée des Travaux Publics était destiné à montrer de façon spectaculaire et didactique les grandes réalisations françaises  dans le domaine du génie civil et des travaux publics. Les finitions internes sont en marbre rose et béton armé.

Le Palais d’Iéna a été construit en 1937 et inauguré en 1939 par Albert Lebrun, Président sous la IIIème République. Il est classé monument historique en 1993.

En 1946, le CE (Conseil Économique) est inscrit dans la Constitution de la IVe République. C’est la troisième assemblée constitutionnelle de la République

En 1958, le CE devient CES (Conseil Économique et Social) et est inscrit dans la Constitution de la Ve République.

En 1959, le Palais d’Iéna devient le siège du CES.

En 2008, on ajoute la compétence environnementale au CES qui devient CESE (Conseil Économique, social et Environnemental.

En 2015 & 2016, la restauration des façades extérieures en béton s’affiche.

L’assemblée du CESE est composée de 233 membres ainsi que 60 personnalités associées. Les membres sont répartis en trois grands pôles représentant les acteurs de la vie économique, et du dialogue social, de la vie associative et territoriale ainsi que d’associations et de fondations agissant dans le domaine de la protection, de l’environnement et du développement durable. Il favorise le dialogue entre les catégories socioprofessionnelles et participe à l’information des citoyens. Il conseille le Gouvernement et le Parlement et participe à l’élaboration et à l’évaluation des politiques publiques dans ses champs de compétence. Il peut être saisi par le Premier ministre, le président de l’Assemblée Nationale ou du Sénat par voie de pétition ou d’autosaisine.

Il existe un convivial Club des Passionnés d’Iéna ouvert à tous dans un réseau qui regroupe entreprises, associations et institutions.

Les enjeux de cet anniversaire sont multiples.

Il s’agit de valoriser un patrimoine architectural, d’annoncer la volonté d’inscrire le Palais d’Iéna sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et enfin, de restaurer ce patrimoine par une démarche de mécénat ambitieuse notamment de PRADA Group.

Concernant le CESE, l’ambition est de constituer le CESE dans une chambre moderne, de favoriser les expressions citoyennes et de valoriser la contribution du CESE à la fabrique de la loi.

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, lors du lancement de l’anniversaire, a rappelé le contexte historique de la création du Palais d’Iéna. 1937 fut l’année de l’espoir selon les mots d’André Malraux premier titulaire du ministère de la Culture. Le face à face entre l’Allemagne nazie et la Russie soviétique s’est affirmé. L’Italie a décidé de sortir de la Société des Nations. Picasso a peint l’œuvre majeure antimilitariste Guernica, sur les massacres pendant la guerre civile espagnole. A un ambassadeur du régime nazi qui lui demandait : « C’est vous qui avait fait cela ?», Picasso a répondu : « Non, c’est vous ».

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Histoire

Le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui disait Paul Morand. Relever un défi de rivaliser avec l’ordre antique du Parthénon à Athènes, le Palais d’Iéna à l’origine s’inscrivait dans un grand projet pour Paris. Auguste Perret fut pressenti pour élaborer le plan général de l’Exposition Internationale des Arts & Techniques de 1937. Pour lui, il s’agissait de compléter les grands travaux du baron Haussmann tout en améliorant la fonctionnalité du territoire parisien.

De grande ampleur le projet dispose de pavillons nationaux le long d’une allée centrale et rive droite sur la colline de Chaillot, un complexe muséographique surnommé cité des musées. Ce projet sera finalement abandonné suite à la crise politique de 1934.

Il n’en demeure pas moins le grand ensemble des musées: musée de l’Homme -1938-, musée de la Marine -1943-, et musée des Monuments français -1882-.

Ainsi que d’autres qui viennent compléter comme le Musée d’Art Moderne -1947-, le musée Guimet des arts asiatiques -1885-, et celui de la mode -1977- (au sein du Palais Galliera légué à la ville de Paris par la duchesse génoise du même nom).

Perret se verra confier la création d’un projet de musée des Travaux publics en 1936. Le palais ne sera pas achevé pour l’exposition de 1937. Il quitte le chantier après la guerre avant d’achever les ailes de l’avenue du Président Wilson et de l’avenue Albert de Mun. L’aile de l’avenue du président Wilson sera l’œuvre de Paul Vimond, un élève de Perret, Grand Prix de Rome, terminé en 1962. L’aile Albert de Mun sera achevée en 1995. Inauguré en 1939, le musée des Travaux publics restera ouvert une quinzaine d’années et sera réquisitionné en 1954 pour une assemblée de représentants des colonies et des territoires d’Outre-mer à l’Union française pendant 5 ans.

Architecture

Œuvre phare de Perret, un des plus beaux édifices de la République, le palais est juché tel l’étrave d’un navire sur une parcelle à la déclivité de 4 mètres. On est culparterrisé. La rotonde accueille l’hémicycle. Elle coiffe deux modules en V. Elle est constituée d’une double ossature. La première est portée par des colonnes en retrait. La seconde couronnée par les fameux claustras, des parois ajourées dont les modules sont en V. L’ensemble s’articule autour de deux coupoles. L’une intérieure formée d’un voile en béton abritant l’hémicycle, l’autre extérieure surmontée d’un lanternon.

L’aile Perret avenue d’Iéna abrite une colonnade. Ces colonnes tronçoniques sont installées la tête en bas, elles s’élèvent en s’évasant, ornées de motifs végétaux. Les points d’appui sont plus gros en haut qu’en bas. Elles s’inspirent de groupe de palmiers égyptiens. Perret admirait le miracle grec du Parthénon dont aucun élément n’est régulier.

La salle hypostyle logée dans l’aile d’Iéna est accessible par une galerie circulaire de l’entrée. L’espace qui se déploie est monumental : 18 mètres de large sur 60 mètres de long. 7 mètres de hauteur sous plafond, 18 colonnes tronçoniques. Elles contiennent des fragments de silex, le reste de la structure est composé de parpaings préfabriqués qui contiennent des agrégats de porphyre vert (cristaux de roche volcanique) et marbre rose. Les plafonniers ont constitués de pâte de verre et les caissons de chêne cérusé.

La salle hypostyle a servi de décor de tournage pour le documentaire, Corée du Nord, la dictature de la bombe de Stéphane Masseline & Anne Loussouarn, Magnéto Presse, 2018.

Dans la rotonde est aménagée une salle en amphithéâtre de 25 mètres de diamètre. Les gradins contiennent les 238 sièges des conseillers du CESE ainsi qu’une tribune de 185 places réservées au public. La coupole intérieure se compose de nervures concentriques en béton ainsi que de baies vitrées.

En face de l’hémicycle trône l’escalier monumental tout en pierres de Vaurion avec à sa base, deux colonnes évasées façon tronc de palmiers autour desquelles la rambarde vient s’enrouler. Un ensemble porté par l’étincelance lumineuse des baies vitrées aux claustras en V, à l’abstraction là aussi toute orientale. En majesté il semble léviter en joyau art déco.

Pour Joseph Abraham, historien et professeur à l’École Nationale d’Architecture de Nancy, le Palais d’Iéna d’Auguste Perret constitue « un nouvel ordre monumental sans référence archaïsante. Il réinvente le classicisme en travaillant non pas sur le renouvellement des formes mais sur les proportions des différents éléments constructifs ».

Auguste Perret

Il est né à Ixelles dans la banlieue de Bruxelles (non loin de la Maison de la Radio conçue par Joseph Diongre, toute en angles arrondis et briques jaunes, place Flagey, là où se trouve une des plus belles frites de Belgique et construit la même année que le Palais d’Iéna). Fils d’un tailleur de pierre-entrepreneur, il a étudié à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il assimile le classicisme et le rationnalisme de ses prédécesseurs (Viollet-Le-Duc, Labrouste, Eiffel, Choisy, Guadet, de Baudot – église Saint-Jean Evangéliste de Montmartre…). Il fonde avec ses deux frères une agence d’architectes et une entreprise de construction, la société Perret Frères Architectes Constructeurs béton armé. A l’image de ses prédécesseurs, il défend la fonction de constructeur comme l’essence même de l’architecture.

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Entrepreneur et architecte visionnaire, un des maîtres de Le Corbusier, il est souvent décrit comme le poète du béton. Il a toujours cherché à donner une dignité à ce matériau. Le beau dans l’utile. Il a inventé un nouvel ordre classique en partant des ordres antiques alliés aux techniques modernes de construction. Le béton armé est un matériau moderne, disponible, économique et performant. C’est un mélange de ciment, de sable et d’autres graviers. Matière miraculeuse, expression monumentale du XXème siècle comparable à l’Antiquité ou au Moyen-Âge. « Il n’est pas entré ici un sac de plâtre » à propos du Palais d’Iéna. Perret est un puriste. Pas de ragréage, on laisse les irrégularités d’une maçonnerie. Le béton se travaille au marteau, à la boucharde, à la cisaille ou à la laye.

Il est célèbre pour sa conception du théâtre des Champs-Elysées et de l’immeuble de la rue Franklin. Il est parti faire ailleurs l’église au Raincy avec une performance sur le coût et le délai de 13 mois, elle est surnommée la Sainte-Chapelle du béton armé. Casino de Saint Malo 99, Salle Cortot du Conservatoire de Musique de Paris 29, le Palais du mobilier national Paris 34, tour place Alphonse-Fiquet à Amiens 42. L’Hôtel de Ville et les Ilots V40 & V41 qu’il a signé au Havre figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO en 2005.

Art

Au chapitre des meubles on peut admirer dans la salle hypostyle, des fauteuils facettés contemporains rappelant les claustras conçu par le designer Pierre Paulin en 1987. Des témoignages de la haute lisse française représentée par les ateliers de Beauvais, Aubusson ou la Manufacture des Gobelins. Dans la salle hypostyle, deux tapisseries célébrant l’exotisme d’après un carton de René Perrot proviennent des ateliers d’Aubusson. Au centre de l’hémicycle sous la fresque de Jean Souverbie, se déploie trois tapisseries des Gobelins d’après Marcel Gromaire, L’Automne, l’Hiver et l’Eau.

Les onze métopes au dessus des baies vitrées de la rotonde à l’entrée du Palais sont restées vides pendant cinquante ans. C’est l’artiste Martial Raysse qui se verra confier par le ministère de la Culture la conception de ces métopes en 1985. Elles seront mises en mosaïque par l’artisan romagnol Luigi Guardigli qui a travaillé pour Fernand Léger, Georges Braque, Marc Chagall… et également joueur de mandoline. Une statue en bronze de patine noire intitulée Sol et colombe ou La Naissance de la pensée trône devant l’entrée du Palais. Conçue par Martial Raysse, elle fut façonnée par la fonderie Tesconi à Pietrasanta en province de Lucques dans la région Toscane.

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Le bureau du président est une pièce maîtresse. Le bureau meuble fut conçu pour le premier président du Conseil Économique, prix Nobel de la Paix en 1951, Léon Jouhaux. Deux tentures de la Manufacture des Gobelins, une tapisserie, un carton du peintre Jules Flandrin et une table en marbre vert complètent l’ensemble. La culture est la règle, l’art, l’exception disait Jean-Luc Godard.

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Le Président de la République a proposé le 3 juillet 2017 devant le Congrès une réforme du CESE. Il s’agit de redonner à la troisième assemblée constitutionnelle de France sa place dans la démocratie.

Questions adressées à Patrick Bernasoni, à la tête du CESE :

Quel est votre ressenti sur vos deux premières années de mandature en tant que président du Conseil Économique, Social & Environnemental ?

Patrick Bernasconi: Nous sommes arrivés avec un véritable projet collectif pour cette nouvelle mandature afin de réinstitutionnaliser ? Les lieux et de faire en sorte que le Conseil soit pleinement reconnu pour ce qu’il est, à savoir, un endroit l’on créé des consensus, où l’on montre l’acceptabilité d’une réforme de la part de la société de façon globale. Ce beau projet que l’on porte aujourd’hui commence à rentrer dans les idées des uns et des autres.

Nous sommes pleinement satisfaits de la position du président de la République qui s’est exprimé sur le CESE au mois de juillet, dans le sens que l’on souhaitait. Faire en sorte que demain le CESE soit ce trait d’union entre les pouvoirs publics et la société civile nous satisfait énormément puisque l’on se bat pour cela. On voit le CESE monter en puissance, il est de plus en plus reconnu, ses avis portent sur tous les sujets d’actualité, c’est une institution en pleine modernisation. Ce mouvement va encore s’accélérer du fait des réformes institutionnelles. Nous sommes très confiants pour l’avenir.

Dans ce sillon de l’impulsion présidentielle, quel est le chemin que vous comptez tracer pour la deuxième partie de votre mandat ?

PB: L’idée est de porter cette réforme selon différents axes. D’abord constituer la «Chambre du futur» selon les mots présidentiels, en donnant de l’ampleur à la fabrique de la loi, en ayant un regard porté davantage sur l’institution. Etre le lieu du débat public, en recensant beaucoup d’avis, y compris dans d’autres comités, et en constituant un lieu d’expression en relation avec les citoyens.

L’entrepreneuriat pour vous, c’est accompagner des individus dans une fréquence collective, créer de la richesse ou transformer la société ?

PB: C’est tout à la fois. Pour ma part j’ai souhaité être entrepreneur parce que je voulais être libre, maîtriser ma vie. Par la suite, on s’aperçoit qu’on n’est jamais aussi libre qu’on le veut bien. On rend toujours des comptes à quelqu’un. Etre entrepreneur c’est beaucoup plus que vouloir être libre, c’est porter un projet collectif, constituer des équipes, rassembler. Aujourd’hui de plus en plus d’entreprises, vous le dites vous-même, sont fortement ancrées dans la société, elles ont d’autres fonctions que vendre ou créer un produit. Il y a toutes ses dimensions dans les entreprises qui ont beaucoup évolué au fil des années.

Vous avez conservé un lien fort avec l’Italie ?

PB: Mon père est né Italie dans le Trentin, à Molina di Ledro, un très beau village au-dessus du lac de Ledro (à une heure de marche du lac de Garde). Il est arrivé très jeune en France. Mon grand-père est venu construire des citernes à cidre en béton armé dans le Cotentin comme pour la structure du Palais d’Iéna. Une histoire comme beaucoup l’ont vécu de maçons italiens venus créer leur entreprise dans la société française.

Les immigrés italiens parlaient souvent en disant : celui-là il est entrepreneur, c’est-à-dire il a une entreprise dans le bâtiment. Pourquoi la part du bâtiment dans l’entrepreneuriat des PME était-elle aussi forte ?

PB: Je crois qu’il y avait un savoir-faire important des immigrés italiens lorsqu’ils sont arrivés en France notamment dans le domaine du béton. Cela a constitué des opportunités de créer leur propre entreprise. Les immigrés en général sont portés par leur envie de réussir et développent leurs compétences.

Ho vistu che stan faccendo i travàggi di ampliamentu. E diffeti li in terra ghera sacchetti de cimentö, ferrö, eccetera, eccetera… Ûn de cûlli ricuveræ u ma dïttu :

  • Stia attento quando passa vicino a quel cemento.
  • Perché ?
  • E armato.

Roba da matti, Giuseppe Marzari, Genova, 1967.

Pour plus d’informations sur le Conseil Économique, Social & Environnemental:

Site: www.lecese.fr

Blog: loeilducese.fr

 


Cocadas

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Petites bouchées tirés d’une recette typique d’Amérique latine à base de lait concentré et de noix de coco. Servies dans la rue, leur trace remonte à 150 ans au Pérou. Un goût de paradis…

Dans une casserole sur feu doux, mélanger 200 g de poudre de noix de coco, 300 g de lait concentré sucré, 120 g de sucre et 20 g de beurre. Laisser épaissir une dizaine de minutes.

Laisser un peu refroidir et disposer l’appareil dans des moules en silicone de votre choix ou donner leur une forme de petits cônes avec les doigts ou un embout de poche à douille. Mettre au réfrégérateur pour 2 h environ.

Tremper la partie supérieure des cocadas dans une ganache épaisse en chauffant 50 g de crème liquide avec 100 g de chocolat noir environ. Remettre au réfrégérateur pour une dizaine d’heures.

Tud’ bem !

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Saùde !

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Fondant au chocolat de maman Guérard

SAMSUNG

Chemiser un moule rond de 24 cm avec du beurre et de la farine sans surplus. Préchauffer le four à 120°.

Battre au fouet 9 jaunes avec 220 g de sucre roux afin d’obtenir un mélange bien blanchi. Ajouter 280 g de beurre fondu ainsi que 280 g de chocolat noir de votre goût (Valrhona…). Monter 5 blancs d’œufs en neige. Incorporer les blancs au premier mélange très délicatement en soulevant la masse.

Verser 80 % de l’appareil dans le moule et enfourner pour 45 mn.

Refroidir le gâteau sur une grille et le napper de l’appareil restant.

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Imaginer des petites décorations à votre goût et déguster ce merveilleux chowcake fondant sans farine !

#cibiamobenein2018