Archives mensuelles : décembre 2012

Jeanne A: la chair de poule

Jeanne A, poulet rôti

Lorsque se profile le début de la faim, il convient d’organiser avec soin ses remplissages stomacaux. Des vélléités de volailles paraissent un choix pertinent. Une sauvage envie de pelage rôti.

Elle court, elle court la gallinette dans le Paris qui brille et qui frétille. Ces volutes de volailles sont de véritables volailles vivaces. En vérité ce velouté de verbiage vire vraiment au verbeux.

Voilà un autre lieu pour qui aime tâter de la cuisse ou de l’aile bien élevée dans son assiette. Cette authentique rôtisserie-épicerie, fort achalandée est bien née il y a presque trois ans. Les poulets fermiers pattes noires de Challans semblent rôtis (à la broche) et pochés, servis avec gratin dauphinois (un délice) et mesclun de salade. Une préparation qui se respecte. Un peu de tendreté dans ce bas monde s’il-vous-plaît. On peut aussi opter pour une échine et poitrine de cochon noir de Bigorre.

Jeanne A, dessert du jour

Jeanne A, entrée

 Jeanne A, façadee

La philosophie des Astier (les restaurateurs pas la dynastie théâtrale) est de bien vivre et bien manger. Et bien boire également avec une très belle cave de la maison mère. Un bon plan plume. J’en ai les poils au garde à vous.

Formule poulet fermier rôti + gourmandise + eau micro-filtrée 15 €

Jeanne A
42, rue Jean-Pierre Timbaud
75011 Paris
01 43 55 09 49

MétroLigne 3 Parmentier (Pire en tram)

www.restaurant-astier.com

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J’habite en France, Michel Sardou, 1970

Il en a gros sul jambonneau. Vas-y Mimi, mets-leur la pâtée avec les flonflons.

« Y’en a qui disent que les Français
Vivent d’amour et de vin frais
Et que toutes les filles d’ici
Habitent au Casino d’Paris

Y’en a qui pensent que le champagne
Sort des gargouilles de Notre-Dame
Et qu’entre deux Alka-Seltzers
On s’ballade la culotte en l’air
A les entendre on croirait bien
Qu’on est pinté tous les matins

Mais voilà j’habite en France
Et la France c’est pas du tout c’qu’on dit
Si les Français se plaignent parfois
C’est pas d’la gueule de bois
C’est en France qu’il y Paris
Mais la France c’est aussi un pays
Où y’a quand même pas cinquante millions d’abrutis »

Gratinées les paroles. Un verre de vin pour l’artiste.

Chanson-carte postale des années 70. Références drôlement désuètes. Un monument de gouaille réac. Croquignolesque et cabot.

Comme disait un autre grand comique, « Je suis content d’être Français. D’abord, parce que je suis Français, et ensuite, parce que j’aime bien être content ». Signé Coluche.

Une vision patriotique inversée du j’habite en France, c’est la France moche.

Finissons poétiquement en regard objectif (moins convaincu que MS), avec les photographies de la zone pavillonnaire.

Allez, je dois regarder un épisode de Mister Magoo et les Polaroïd du méchoui dans le jardin de tata. Il vous en prie (coup de tambourin).