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La Petite Table: écrin à crocs

Dessert, La Petite Table

Il y a des endroits où le commerce imprègne l’esprit des lieux, le marchand prend l’ascendant sur le créateur. Pas ici. Tout est pensé, réfléchi pour qu’on s’y sente bien. La qualité plus que la quantité, l’individu plus que la masse, l’illusion sur le réel… Là est l’esprit. Sûres mesures.

Salle, La Petite Table

L’équipe de production déportée officie également pour des clients institutionnels de l’environnement textile. Une proposition faite de petites portions à prix cintrés, à partager. Salade de poulpes, ravioli ricotta-citron-beurre-sauge, ou cette blanquette de veau… Hosannati, donnent le salut !

Blanquette de veau, La Petite Table

L’esprit se prolonge jusqu’aux toilettes qui se révèlent un cabinet de curiosités florentines avec fleurs fraîches et savons Santa Maria Novella. Les fabrications sont issus de rituels datant du XVIIème siècle des moines dominicains près de la basilique florentine Santa Maria Novella. Sapori di santità, saveurs de sainteté…

Toilettes, La Petite Table

Déco siglée, très raffinée. Marbre gris, miroirs piqués, Comme une trattoria rétro chic aux accents vésuviens.

Comptoir, tables, tutto marmo, tout en pierre splendide.

Plats 10-18 €

Desserts 6-9 €

La Petite Table
27, rue de Saintonge
75003 Paris

01 74 64 00 36

MétroLigne 8 Filles du Calvaire (Clefs au vieillard)

www.lapetitetableparis.com

 


M.O.B.: no meat till Brooklyn

Pas de viandes à Brooklyn. Laid back on meat, haro et molo sur la barback. Les Beastie Boys ne trouvaient pas le sommeil avant Brooklyn, Cyril Aouizerate, le fondateur de Maimonides Of Brooklyn a voulu redéfinir le manger ensemble à New York, en alliant légumes, fruits et épices dans le berceau du mouvement Hip Hop mondial. Il est également surnommé Papa Shelter car co-fondateur-propriétaire de l’hôtel-restaurant parisien et marseillais: Mama Shelter, implanté dans des quartiers populaires des métropoles.

Déco téléportée direct from Brooblyn. Funny. Un espace façon table d’hôtes ou un petit comptoir. SP ou AE, eat in or take away.

Avec une terminologie inspirée par le philosophe-médecin universaliste du Moyen Age, les MOBs sont des sortes de pizza-bruschetta en forme de fer à repasser ((!) ou plutôt d’arches du pont de Brooklyn), complétés par de la soupe de maïs amérindienne, des beignets vapeurs soufflés, ou des frites de manioc (non frites, cuites à l’eau et au four). Le tout à prix raisonnables et accessibles aux jeunes générations notamment grâce à une BD, le comic book. L’histoire d’un pizzaiolo doté de super-pouvoirs nourri avec des pilules de fruits et légumes…

Found out ! Une révélation. Ce fameux veggie burger est un vrai régal avec son steak tomates-champignons.

Le cheese cake au lait de soja n’a pu attendre d’être pris en photo. Humm, pas degoulasse.

On peut accompagner les solides par des jus de fruits un peu pétillants 100% naturel des USA: Fizzy Lizzy.

Pas de barback chez Barack ??!!

Un fast food sain et en plus un défi végétarien et végétalien relevé. Let’s really give it up ! Applaudissements. Vegan spirit, let it all out ??!! Raz-de-marée végétarien ? Pas sûr… le « y en a un peu plus, j’vous l’laisse ? » du boucher du coin a encore un avenir…

Soupe de maïs 3.50 €
MOB 7 €
Hamburger-frites (manioc ou patates douces) 7 €
Boissons importées 3 €
Cheese cake 3.50 €

Tickets resto

M.O.B.
32, rue Charlot
75003 Paris
01 42 77 51 05

MétroLigne 8 Filles du Calvaire (Clefs au vieillard)

Déménagement à la Cité de la Mode et du Design en 2013.

www.mob-usa.com

www.crousel.com/home/exhibition/339

Remerciements: Véronique.


Drouant: le prix concours de bêtes à plumes

Serait-ce le pire concours blogosphérien que de rechercher LA formidable préparation de gallinacés de Paris ? Ce droit de la plume de blogueur, à réclamer un poulet, avec des frites. Ni Dieu, ni maître, mais des frites.

Ainsi se dresse Drouant, dame âgée qui marie les nourritures comestibles et littéraires dans un académisme rudement efficace. Immuable dans son élément néoclassique, écrin d’une centaine d’écrivains sacralisés du jour au lendemain (exceptionnellement deux fois pour Romain Gary/Emile Ajar) au premier étage du restaurant, par la Société Littéraire des Goncourt. Véritable empire-fabrique de Pur Sang verbeux de compétition. Bravissimo Girolamo Ferrari, Le Sermon sur la chute de Rome, Actes Sud, millésime 2012.

Bien en place dans un face-à-face pompier avec la Fontaine Gaillon et sa formidable bête à écailles: le merlan Colbert dans ses salons Victorien, Empire ou Michodière et l’empreinte durable d’un certain Gégé national…

Le dimanche chez Drouant, c’est donc la bête à plumes, le poulet-frites. Alors voilà qu’arrive à l’étage ce fameux oiseaux de premier choix aux pattes bleues et Label rouge dans sa peau grillée dentelée. La collection de livres goncourisés nous regarde les gloutoner. Sans faire la fine bouche, mes origines ensoleillées auraient préféré un peu moins rosé à l’os.

Un autre grand moment de ce déjeuner dominical fut les desserts organisés en quatuor autour de thématiques: grands classiques, fruits, glaces et sorbets. Ici chocolat décliné en palet, sorbet (magnétique), mousseux, religieuse (retoquée !)…

Un café, l’addition et le livre d’or, s’il-vous-plaît.

Le plat du dimanche: poulet-frites 18 €
Desserts 15 €

Drouant
18-16, rue Gaillon
75002 Paris
01 42 65 15 16

MétroLigne 3 Quatre Septembre (M’ébattre presque)

Amusant, trouver le prix Goncourt de votre année de naissance.

www.drouant.com

Remerciements: Alix.